Démarche

Il s'agit de reconsidérer notre rapport au temps par une confrontation entre l'immobilité et sa mise en mouvement.
C'est à travers des négociations entre dessin-peinture-volume, film d'animation, performance, installation que ce questionnement s'articule. Et revient ce constat que l'immobilité m'échappe. Je crois la tenir que déjà elle se transforme... Le temps transforme-t-il donc tout inlassablement ? N'y aurait-il pas une stabilité possible de la forme ? Le temps déplace toute chose continuellement, imperturbable et silencieux. Il transforme les visages dans une extrême lenteur et donne simultanément une vitesse vertigineuse à la transmission du flux nerveux.
Pourtant, ce temps qui exerce une action entropique sur les formes offre la possibilité d'agir, de réagir et d'intervenir sur ces transformations. Je suis transformé et je transforme, déforme, reforme à la recherche d'une expérience poétique qui me ferait oublier le temps.